mercredi 13 mars 2013

Éloge de l'hypocrisie


Le monde  va de mal en pis comme une garce au con décomposé débordant de générosités vicelardes. La vérité n’est plus bonne à dire. C ‘est l’apanage des tordus et des miséreux assoiffés de galères, d’illuminés à la queue ramollie.
Louange à l’hypocrite, cette pétasse affolée devant un paquet de pognon vert et gluant, puant le poisson mort.   Mais tout est bon dans le cochon. Nos sournoiseries, nos cachotteries condescendantes ne nous restent plus en travers de la gorge.  Ça devient un  devoir humanitaire de vous lécher la savate.
 Survie oblige.

Des putains de Quasimodos ou de fées Carabosse sont  élevés au rang de princes charmants ou de belles au bois dormant.  Un enfoiré de faux- cul  bavant devant des espoirs de reconnaissances sonnantes et trébuchantes sera votre frère éternel. Un rampant dégoulinant de servilité,  bon à cirer les pompes dorées d’un arriviste, passera pour un gentil gars serviable. Le  laid, on l’affirmera beau et le nul se verra excellent. Ben voyons ! Au diable la morale ! La franchise est l’apanage des cons. Un mensonge vaut mille fois mieux qu’une réalité fatale pour nous. Soyez francs et  la misère,  la solitude et l’exil vous  agrippent de leurs crochets empoisonnés pour vous entrainer aux fins fonds du désespoir. Flottons comme des merdes. C’est toujours mieux que de couler comme un sac de pierre.
Survie oblige.


Vous les écrivaillons détenteurs de la soi-disant  vérité, gardez vos brouillons  sur la morale, bande de  crétins poussiéreux.  Moisissez  en leur compagnie au fond de tiroirs  qui n’ont jamais eu à dire la vérité.  Contentez-vous de puer la naphtaline comme un vieux caftan de mégère, cloitrée derrière les remparts de la noble capitale et, bien entendu, affublée d’un patronyme de consanguins  frappés de débilité vu qu’ils s’entrebaisent pour  perpétuer la lignée pure et noble de femmes à barbe .  Oui, vous  les  balle-à -french, les rush- à–dix, les moulinets et les moulinettes, bref vous les  ben-i-oui-oui de tous bords,   le monde sait que vous avez le cul froid de tartuffes  bigots et les couilles polluées de tant d’unions incestueuses.  Et puis  tout est vérité. A chacun la sienne.  La mienne c’est de vous transporter au septième ciel dans des vapeurs séduisantes de louanges si attendues.   

Scribouillards de mes deux, déprimez !  C’est un bon signe. Votre vérité a un gout de chiottes de bons à rien. Nous, les chômeurs éculés, les  crapules sans scrupules, les fiers hypocrites, les acrobates de la pommade, nous engraissons bien mieux que les enfoirés de fauchés solitaires faméliques,  bon à se branler jusqu’au sang.   Vive l’hypocrisie,  une  sacrée vieille  pute , belle  à damner le diable, aux entrailles brûlantes où l’on s’enfonce fébrilement.  Et puis est-ce notre faute si les proies sont aussi faciles ?
Survie oblige.
Vos esprits  candides me diront : alors, pourquoi tu t’inquiètes pour le monde ?  Jongleries, bande de naïfs de pacotille. Je vous fais une confidence. Profitez-en,  ma franchise est bissextile. C’est de mon cul que je m’inquiète. J’y tiens à mon trou de balle, j’encule au lieu d’être enculé.  Mon foutre vaut mieux que le vôtre.
Survie oblige.
Quant à  vous les chiens de Pavlov, crevez de  satisfaction et frétillez de la queue ou mouillez l’entrejambe, à chaque coup  de langue, à chaque coup de reins. Les orgasmes de votre égo me font sacrément bander. 

samedi 9 mars 2013

Le 8 Mars


Putain de 8 mars…
Chères femmes en ce jour bénit du seigneur, saisissez  cette rare opportunité. Violez- nous à coups de langues au détour d'une ruelle sombre. Faites nous savoir que notre  patience n'à d'égal que votre compte courant et votre carte guichet gold platine. Vengez-vous de notre machisme acerbe. Flattez-nous.
Mais soyez généreuses : ne vous contentez pas d'une misérable fleur fanée bonne à être enfoncée là où vous savez . Ou d’un chocolat miteux et à bon marché. Non. Régalez- nous. On se fera beaux et on vous paiera de caresses pour  tant de largesses. Montrez- nous la grandeur de votre  affection, Comblez-nous  de cadeaux somptueux à la mesure de notre tendesse en préfabriqué et chantez nos louanges,  ça nous fera des putains  de complexes en moins.

Laissez  les clowns associatifs sonner le glas de «  aroujoula fikhatar » et blablater sur notre dignité  bafouée. On s’en tape les couilles désormais au service de vos  jouissances dorées.  On vous gonflera de l’intérieur. Râlez de satisfactions éphémères. Ça vous coutera cher  et à nous quelques simulations passagères.
En attendant, ronronnez dans les vaps cotonneux de  votre ego en érection. On lèchera précieusement votre cul de  baudruche frétillant de promesses de flatteries visqueuses, dignes d’une misérable fable.
On vous veut riches mais on ne vous aimera jamais. 

samedi 12 janvier 2013


Le monde des morts, le monde des vivants.


Je viens de me réveiller.  Je suis ko  après la nuit d'hier ;  mais bonne nouvelle ma joue enflée par une putain d abcès  ressemble aujourd’hui à une joue humaine.
D’ailleurs aux abords du cimetière, à la lueur de nos torches, nous avons tous des visages lunaires, "hitchcockiens". La volonté farouche, nous avancons,  forts de notre nombre, à travers des tombes froides, dont beaucoup étaient fraîchement investies, les yeux écarquillés, le cœur battant,  le pas hésitant et précautionneux de  voleurs de cadavres. Puis des chuchotements, des corps remuant dans la pénombre ; une main glacée sortie de nulle part : « salam mrehba  » . Bienvenue chez nous. Je pénètre respectueusement chez le SDF du monde des morts. Des flashes de films d’épouvante dans lesquels des morts-vivants sans foi ni loi se redressent dans un ralenti invraisemblable me font baragouiner un Besmellah Rahmane Rahim salvateur. Personne ne m’a entendu ? me dis-je en mon for intérieur . Putain, la honte si ça tombe dans des oreilles indiscrètes. Mais j’entends mes camarades  remuer les lèvres dans des incantations sensées éloigner les mauvais esprits de nos pauvres pas de mortels.
Nous dirigeons nos torches vers nos compagnons d’infortune somnolant à même le sol sur des cartons et des guenilles. Nous ouvrons nos cavernes d Ali Baba et offrons ce que nous possédons : d’autres guenilles qui tenteront de réchauffer des corps vieillis, décharnés et grelottants mais surtout les cœurs et les âmes de ces rebuts de la société.
 Les essayages, ponctués de mots de gratitude, commencent dans la bonne humeur.  Des pieds nus ou presque enfilent avec joie des chaussures, enfin. Le SDF se fait beau en endossant ces habits du dimanche. Il  tourne et virevolte dans un moment d’insouciance innocente. Le temps s’arrête et des bouches édentées aux lèvres gercées esquissent un sourire. Les morts peuvent dormir ce soir sans douleur.
 Mission accomplie.
Mon cœur saigne.

Quelle belle journée ! vite un café dans un café. Chic.
-Ntina a sdi Hmed, tu as fini de construire ?
Deux fassis chics roulant allègrement les R, handicapant les 9afes et dressant des poings, des doigts, des jambes entières,  d’honneur. De purs fassis comme on les aime dans nos blagues, la classe vers qui l’on jette la pierre, la classe critiquable à merci, la classe responsable de tous nos maux.
 Je suis absorbé par leur discussion enrichissante sur le prix de l'immobilier en France et en Espagne. Notre petit studio parisien a pris de la valeur avec la réfection du boulevard Haussmann. Pour les enfants et leurs études à Paris. N ‘est-ce pas ?Hehehe. Doigts d honneur.
On parle d'une villa R plus 2 avec possibilité de rajout d'un étage et une autre piscine pour les petits. Le tout dit avec un naturel ! Comme s’il s’agissait de négocier un pare-choc arrière de voiture.
Et puis il est question de chauffeur qui doit rester toute la journée dans la voiture et qui n'a évidemment pas le droit de rentrer dans notre maison, ni de manger à nos frais car il est payé pour coller son cul au siège de la voiture et ramener sidi Haytam là ou il veut : de l'école à son club de sport, de son club de sport à chez son camarade Sid El Mekki. Il attendra sagement devant la porte en astiquant la bagnole ou en rêvant à un monde sans voitures, n’est-ce pas ? Hihihi. Poings d honneur. 

Azrou, la planète des singes ou mes tentatives littéraires.


Au creux de la forêt,  une place comme une plaie béante. Gravitant autour d’un cèdre séculaire défunt, des singes,  des hommes, des chevaux venus quêter leur subsistance. Une forte odeur de merde de cheval.  Pas de ses crottes de cheval de course BCBG qui sentent bon le foin, la litière propre et l’argent du tiercé. Non. De la bonne merde puante de chevaux  utiles et dociles, n’ayant pour vie que de chier pendant qu’ils mendient leur casse -croute de la journée auprès de retardataires venus titiller les singes , chier pendant qu’ils promènent des culs et des faux culs sur leur noble dos,  chier parce qu’ils sont loin, très loin de leur destinée d’étalons libres et sauvages honorant de fières femelles à  la croupe palpitante. Et ça , ça les fait vraiment chier.   
 Mendiants aussi de leur petite main fragile et délicate quelques cacahuètes charitable, des  petites bêtes , qui nous ressemblent tant cueillent  , d’un un effleurement doux, froid et lisse, les « offrandes » humaines au creux de nos mains presque sans les toucher, un effleurement confiant et craintif à la fois  comme si le contact avec l’humain leur était odieux.  Ils me tirent  le bas du pantalon, yeux quémandeurs, mélancoliques et vides d intelligence.  L’émotion me submerge devant ses petits corps de bébés singes je chuchote, je bêtifie,  avec douceur presque les larmes aux yeux pensant communier  avec l’autre espèce.    fffkhhhhhl !!! Merde j allais recevoir un coup du gros singe  pas du tout mignon, chef de la troupe assurément, hargneux, violent trainant ses grosses couilles de chef et imposant sa loi du plus vieux. La réalité  te rattrape. Ils en veulent à tes cacahuètes c’est tout. Rien à foutre du reste. Pourquoi vouloir voir en eux de pauvres bougres SDF. Ils sont libres et heureux et se moquent de nous.
On continue notre chemin.
Au détour d’un chemin boisé, la vallée, un grand coup dans l’estomac, le bas ventre.  Nos regards s’emplissent de la beauté originelle. Un désir fou de se confondre en elle ; un besoin primitif et viscéral de s’oublier hors du temps et de l’espace . . . la vallée profonde comme un aimant absorbe  nos esprit et nos sens.   Et me viennent à l’esprit ses mots  de Léopold Sédar Senghor dans Femme noire :
« Je te découvre, Terre promise, du haut d'un haut col calciné
 Et ta beauté me foudroie en plein coeur, comme l'éclair d'un aigle »
Ma main s’oublie dans la sienne pendant qu’elle réveille en moi des émotions enfouies. Sa main enduit l’onguent  doucement, d’un va et vient lent, insistant et bienfaisant. Ses doigts enlacent les miens tendrement. Je ne sais plus les siens des miens. Tout se confond. Ses lèvres se posent délicatement sur ma main, comme une caresse.
 On s’oublie.
Les tensions disparaissent.
L’instant « est luxe , calme et volupté ».
Regrets.

Le Marocain est soit un génie soit un idiot...jamais un entre les deux.



Jeté en pâture à vos misérables entendements, le piège. Pauvres de vous. Vous vous détestez tant ! Un  rien suffit pour que vous montriez les dents,  contre  vous –mêmes. Quelle hargne ! J’en ris encore. Soit.
 Mais je ne ris plus devant la suffisance de certains qui ont prétendument goûté à l’Eldorado et qui en ont tiré comme leçon un sauvage mépris. Eh oui quel  pot ! Ils ont  traversé leur marocanité sans être atteint de « l’idiopathie » générale !  Sauvé par le gong. Scolaire. Ça leur a donné ce petit brin de supériorité fait de leur immersion dans le milieu rêvé et idolâtré comme la vache au milieu d’une cacophonie indienne. Ça se  prétend « not idiot  coz not moroccan : you know these stupid monkeys,  so stupid Darling, I hate them » avec la bouche en forme de cul de poule et le petit doigt en l’air ou la jambe. Puéril.
Donc avis  à ceux-là, je ne dénigre en aucune façon l’être que je suis.  Je ne vais pas non plus faire l’apologie du pauvre détenteur de l’étoile verte, marqué au fer rouge de l esclavage ….
 Non, sauf que je le suis cet être –là et  je le serai et le serai malgré toutes les peaux de vache dont je tenterai de me recouvrir ici-bas.
 Je serai un idiot de me déclamer autre que ce que je suis. N’en déplaise aux nouveaux affranchis  qui ont retiré l’anneau de leur narine pour un sésame utopique au goût de ketchup.
Je suis ce marocain, génie ou idiot consentant qui se complait dans son idiotie, la recherche, l’avale, la sniffe ou se la pique.
Question de survie. Un génie survit. Pour ce faire il s’idiotise, finit par y croire et  par s’en enduire,  de ce masque de l’innocent. Un jour, il se résignera à se montrer au grand jour. Par un mot, une phrase. Et ça fera son malheur.
 Salut l’idiot, un génie averti en vaut deux !
« Likez » sans opinion, quant à vous, les  béni oui-oui ! La pire espèce.

jeudi 6 décembre 2012

La ruée vers l'or brun

Un documentaire sympa et enrichissant sur l'utilisation de nos excréments comme carburant,un voyage au pays de la merde avec une panoplie de ''cacalogistes'' et écologistes de renom.

mardi 4 décembre 2012

A votre santé, misérables créatures.

 Il était une fois le Prasson, fruit de l’institution publique. Un jour il revenait de l’école en gambadant joyeusement. Soudain au détour ‘d’un chemin fleuri, il rencontra, tel le gentil petit chaperon rouge, un grand méchant loup : l’éducation nationale ! c’est tout. La suite vous la connaissez. Ah au fait, vous savez où il est le petit doigt des responsables ? Fourré quelque part dans les basses affaires d’un chaperon gris.

 Après le Prasson, c est le tour de Rachid alias le Jen, une sorte de gavroche pourri jusqu’à la moelle avec en guise de cervelle un œuf au plat cramé à la colle et aux vapeurs ammoniaquées de substances sans nom. Bombardez- nous avec vidéos, photos, statuts à sa gloire et à celle des mômes SDF. Ils sont la ripaille des fast- food du mercantiliste travesti en humanitaire. On en mange à toutes les sauces, de ces héros d’un jour. Nous les accompagnons jusqu’aux chiottes pour les aider, en bons apprentis thérapeutes, à vider le fond éthylique d’une bouteille en plastique au célèbre fanion. Une putain de bonne idée : ça a fait grimper l’audimat. On est content. Le Jen a pleuré. Oublions-le juste après qu'on aura découvert un autre phénomène de foire qui aura lui aussi ses minutes d’espoir et de fanfares sonores et inutiles.
Sinon ?sinon et bien tchin tchin …