Le monde va de mal en pis comme une garce au con décomposé
débordant de générosités vicelardes. La vérité n’est plus bonne à dire. C ‘est
l’apanage des tordus et des miséreux assoiffés de galères, d’illuminés à la
queue ramollie.
Louange à l’hypocrite, cette pétasse
affolée devant un paquet de pognon vert et gluant, puant le poisson mort. Mais tout
est bon dans le cochon. Nos sournoiseries, nos cachotteries condescendantes ne
nous restent plus en travers de la gorge. Ça devient un
devoir humanitaire de vous lécher la savate.
Survie oblige.
Des putains de Quasimodos ou de fées
Carabosse sont élevés au rang de princes
charmants ou de belles au bois dormant.
Un enfoiré de faux- cul bavant
devant des espoirs de reconnaissances sonnantes et trébuchantes sera votre
frère éternel. Un rampant dégoulinant de servilité, bon à cirer les pompes dorées d’un arriviste,
passera pour un gentil gars serviable. Le laid, on l’affirmera beau et le nul se verra excellent.
Ben voyons ! Au diable la morale ! La franchise est l’apanage des cons.
Un mensonge vaut mille fois mieux qu’une réalité fatale pour nous. Soyez francs
et la misère, la solitude et l’exil vous agrippent de leurs crochets empoisonnés pour
vous entrainer aux fins fonds du désespoir. Flottons comme des merdes. C’est
toujours mieux que de couler comme un sac de pierre.
Survie oblige.
Vous les écrivaillons détenteurs de
la soi-disant vérité, gardez vos
brouillons sur la morale, bande de crétins poussiéreux. Moisissez en leur compagnie au fond de tiroirs qui n’ont jamais eu à dire la vérité. Contentez-vous de puer la naphtaline comme un
vieux caftan de mégère, cloitrée derrière les remparts de la noble capitale et,
bien entendu, affublée d’un patronyme de consanguins frappés de débilité vu qu’ils s’entrebaisent
pour perpétuer la lignée pure et noble
de femmes à barbe . Oui, vous les
balle-à -french, les rush- à–dix, les moulinets et les moulinettes, bref
vous les ben-i-oui-oui de tous
bords, le monde sait que vous avez le cul
froid de tartuffes bigots et les
couilles polluées de tant d’unions incestueuses. Et puis
tout est vérité. A chacun la sienne. La mienne c’est de vous transporter au
septième ciel dans des vapeurs séduisantes de louanges si attendues.
Scribouillards de mes deux, déprimez ! C’est un bon signe. Votre vérité a un gout de
chiottes de bons à rien. Nous, les chômeurs éculés, les crapules sans scrupules, les fiers hypocrites,
les acrobates de la pommade, nous engraissons bien mieux que les enfoirés de fauchés
solitaires faméliques, bon à se branler
jusqu’au sang. Vive l’hypocrisie, une
sacrée vieille pute , belle à damner le diable, aux entrailles brûlantes
où l’on s’enfonce fébrilement. Et puis
est-ce notre faute si les proies sont aussi faciles ?
Survie oblige.
Vos esprits candides me diront : alors, pourquoi tu
t’inquiètes pour le monde ?
Jongleries, bande de naïfs de pacotille. Je vous fais une confidence. Profitez-en, ma franchise est bissextile. C’est de mon cul
que je m’inquiète. J’y tiens à mon trou de balle, j’encule au lieu d’être
enculé. Mon foutre vaut mieux que le
vôtre.
Survie oblige.
Quant à vous les chiens de Pavlov, crevez de satisfaction et frétillez de la queue ou
mouillez l’entrejambe, à chaque coup de
langue, à chaque coup de reins. Les orgasmes de votre égo me font sacrément
bander.


