Un documentaire sympa et enrichissant sur l'utilisation de nos excréments comme carburant,un voyage au pays de la merde avec une panoplie de ''cacalogistes'' et écologistes de renom.
jeudi 6 décembre 2012
mardi 4 décembre 2012
A votre santé, misérables créatures.
Il était une fois le Prasson, fruit de l’institution publique. Un jour il revenait de l’école en gambadant joyeusement. Soudain au détour ‘d’un chemin fleuri, il rencontra, tel le gentil petit chaperon rouge, un grand méchant loup : l’éducation nationale ! c’est tout. La suite vous la connaissez. Ah au fait, vous savez où il est le petit doigt des responsables ? Fourré quelque part dans les basses affaires d’un chaperon gris.
Après le Prasson, c est le tour de Rachid alias le Jen, une sorte de gavroche pourri jusqu’à la moelle avec en guise de cervelle un œuf au plat cramé à la colle et aux vapeurs ammoniaquées de substances sans nom. Bombardez- nous avec vidéos, photos, statuts à sa gloire et à celle des mômes SDF. Ils sont la ripaille des fast- food du mercantiliste travesti en humanitaire. On en mange à toutes les sauces, de ces héros d’un jour. Nous les accompagnons jusqu’aux chiottes pour les aider, en bons apprentis thérapeutes, à vider le fond éthylique d’une bouteille en plastique au célèbre fanion. Une putain de bonne idée : ça a fait grimper l’audimat. On est content. Le Jen a pleuré. Oublions-le juste après qu'on aura découvert un autre phénomène de foire qui aura lui aussi ses minutes d’espoir et de fanfares sonores et inutiles.
Sinon ?sinon et bien tchin tchin …
Après le Prasson, c est le tour de Rachid alias le Jen, une sorte de gavroche pourri jusqu’à la moelle avec en guise de cervelle un œuf au plat cramé à la colle et aux vapeurs ammoniaquées de substances sans nom. Bombardez- nous avec vidéos, photos, statuts à sa gloire et à celle des mômes SDF. Ils sont la ripaille des fast- food du mercantiliste travesti en humanitaire. On en mange à toutes les sauces, de ces héros d’un jour. Nous les accompagnons jusqu’aux chiottes pour les aider, en bons apprentis thérapeutes, à vider le fond éthylique d’une bouteille en plastique au célèbre fanion. Une putain de bonne idée : ça a fait grimper l’audimat. On est content. Le Jen a pleuré. Oublions-le juste après qu'on aura découvert un autre phénomène de foire qui aura lui aussi ses minutes d’espoir et de fanfares sonores et inutiles.
Sinon ?sinon et bien tchin tchin …
mardi 27 novembre 2012
Ecrire sur quelque chose de positif
J’e n’arrive pas à écrire quoi
que ce soit
J'ai laissé libre cours aux
mots qui me traversent l'esprit
Ecrire sur quelque chose de
positif.
Je vais essayer d’écrire
quelque chose de positif.
J’essaie d’écrire sur quelque
chose de positif.
Je devrais écrire sur quelque
chose de positif au risque de passer pour un type mentalement dérangé.
J’ouvre les portes de mes
perceptions, je cherche dans les recoins de mon moi adolescent et satisfait. Je
ne trouve qu’un courant d’air et un espace vide avec une pancarte accroché à
l’une des parois de ma mémoire, « tu es baisé, fils ! »
Il y a des moments comme ça,
des moments qui se répètent et qu'on ne peut plus appeler communément des
moments : ils s’étalent sur une éternité. Psychologues, psychanalystes, amis
intelligents et jupons en mal d’intellectualisme appellent ça crises existentialistes. Genre pourquoi
j’ai des couilles, un tuyau ( allez allez les psy, sautez sur l’occasion pour me dire : hum hum ,le terme
tuyau dénote d’ une libido machiste hydrauphallique qui sous- entend des pulsions d’ arrosage en masse ), et une cervelle dotée d’une barbe. Je suis un
cas facile. Frottez-vous les mains. Je
vous offre mon moi sur un plateau
d’orgie.
Dois-je en conclure que je ne suis pas foutu d’être heureux et
satisfait ?
A peine ai-je entamé le chemin
de la sérénité qu’un bon samaritain te barre le chemin de l’irréel pour te
pourrir la vie avec ses recommandations : quémande une faveur divine !
Comme ça,, au final, tu reproduits le même schéma d’un demandeur de visa. Tu
plaques un sourire sur ton cervelet pour forcer l’optimisme mais au fond ton
petit doigt te dit que tu es niqué en isocèle ! Et tu l’auras pas ton visa
hexagonale même avec tous les papyrus
que tu as pu réunir depuis la nuit des temps. Du grand ours , de l arbre , du
feu , du totem jusqu’à la Non-représentation, tu tentes de grappiller de bonnes
notes et tu les gribouilles sur tous tes parchemins du bon fils repenti . sauf
que tu sais que tu n’a pas choisi tes parents ni la merde dans laquelle ils
t’ont projeté.
Mais arrêtons de farfouiller dans la métaphysique.Ne dévions pas de notre
sujet principal, un sujet joyeux, énumérons les trucs ‘’bons’’ qui me sont
arrivés : heu … mon diplôme ?
A vrai dire, à chaque fois que je secoue ma mémoire, j’ai
peur de me chier dessus. Voilà, les
choses sympas m’arrivent rarement, comme un discours royal. Elles sont là, on fait avec, mais qui s’en soucie ? Elles ont le gout de l’obligatoire !
Tout ce qui m’est arrivé de
bon dans mes souvenirs auraient dû être meilleur et pas simplement
‘’bon ‘’ !
Ah un éternel
insatisfait ! Psy, vous m’adorez ! Encore un os pour vous.
Ps: j'ai illustré ce torchon par ma propre photo parce que je me trouve "classe".
dimanche 25 novembre 2012
Sexe, sang et drapeau blanc.
Rien de bien palpitant
l’ami ! Le nord africain s’enlise dans le sexe et le sang. Le peuple
devient friand de scandales sur le sexe et les viols. Ça me rappelle la blague de la pute
repentie qui se fait violer par une bande de voyous, le ciel n’a rien à dire,
c’est une partouze halal. Du porno en douce, sous couvert d’indignation. Les
voyeurs des réseaux sociaux, (face book
et compagnie) se délectent, se pourlèchent les babines, bavent, en veulent
encore et encore Les articles à sensation pullulent, les vidéos battent le
record des partages, les mâles ricanent, sont bien contents (ou pas ) de ne pas
être des femelles « ces putes, que Dieu les maudisse , qui se font « camérisées »,
et publiées. Leur masculinité (ou pas ) , les rend de puissants
redresseurs de torts, bêtes et méchants. Les moches, les laissées pour compte,
les mal baisées ou pas baisées du tout acquiescent et lapident virtuellement et
hargneusement, avec toute la force de leurs griffes insoupçonnables, l’objet de
leur vindicte éternelle : l’autre.
Quelques illuminés se trompent de cible et protestent tièdement contre la publication de
l’info zappant ainsi les vrais
manipulateurs et maîtres-chanteurs. La voracité carnassière du public n’a plus
de limite.
A croire que « les
perdants » est le livre de chevet
préféré des marocains. Les gens aiment
la fange.
D’un autre côté, et c’est
le plus drôle, tout le monde se montre solidaire avec Gaza
(photos de profil vertes, covers aux teintes militaires, statuts lyriques et
statues d’anciens arnaqueurs, images sanguinolentes
dignes de Nash, vidéos fumantes et bouillonnantes Tout le monde affiche
son humanisme et son humanité. Solidaire et Compatissant, la larme à l’œil, la bonne
conscience acquise.
Le nord africain passe ainsi du statut du
méchant et hargneux messie fracassant
jusqu’à la cervelle et à coup de
verbes assassins , les brebis égarées , à celui du frère de tout le monde au grand
cœur , de la sœur à tout le monde aux yeux pudiquement baissées, outrés par tant
d’injustice et fidèles à la CAUSE commune : la cause de nos frères et
sœurs persécutés. Cohésion inutiles.
Sexe, sang et drapeau
blanc. Incohésion et Vaines solidarités.
C’est marrant et navrant
à la fois. Vous étiez où avant les bombardements ? J’imagine que vous ne saviez
même pas que Gaza était le territoire le
plus peuplé sur terre, décimé bien avant
les dits bombardements...Continuons à partager les images et les vidéos, c'est
ce qui fera fuir les israéliens comme nos marches et nos manif les ont déjà fait
fuir. Bouhouuuu.
Ah oui j’allais
oublier ! Encore une chose le truc
de « soyons avec eux si c’est pas
avec les armes, et bien ça sera avec le cœur au moins, et le cœur c’est pour
écrire sur mon mur que j ai du cœur, c’est la moindre des choses … » Ben
voyons ! Ça me rappelle nos débilités de petits ados « je t’écris
avec le stylo, mais le stylo c’est pour
écrire et toi c’est pour mourir. »
Ne forcez pas trop sur le
cœur alors. Vous risquez d’avoir une crise cardiaque.
Sinon épargnez les vôtres
et donnez aux pauvres.
jeudi 15 novembre 2012
En attendant la révolution
Être secoué hors des ornières de la perception ordinaire, avoir l'occasion de voir pendant quelques heures intemporelles le monde extérieur et l'intérieur, non pas tels qu'ils apparaissent à un animal obsédé par la survie ou à un être humain obsédé par les mots et les idées, mais tels qu'ils sont appréhendés, directement et inconditionnellement, c'est là une expérience d'une valeur inestimable pour chacun."
Mais l'homme qui revient après avoir franchi la Porte dans le Mur ne sera jamais tout à fait le même que l'homme qui y était entré." (Il sera plus sage, mais moins prétentieusement sûr; plus heureux, mais moins satisfait de lui; plus humble en reconnaissant son ignorance, et pourtant mieux équipé pour comprendre les rapports entre les mots et les choses, entre le raisonnement systématique et le Mystère insondable dont il essaye, à jamais et en vain, d'avoir la compréhension.
jeudi 8 novembre 2012
Face voilée
Marre du web
Un leit motiv d’une banalité misérable !
Certes, mais il n’en reste pas moins vrai que trop d’amour tue l’amour. Le web,
à force de l’aimer, j’en ai marre. Pas si bête que ça la chanson pop de Najat Atabou,
littéralement : « même si je suis venue, j’en ai
marre ! ». Et bien moi aussi Veni, Vidi même ! Mais là, ras le bol. Je crois.
Trop de gens. L’image
explose ! Le virtuel dépasse le réel ; ironie du sort ; tu te
crois moins seul mais tu es lamentablement seul ! Des fantômes t’entourent. Tes semblables. Des errants. Des insectes qui
tissent leur propre linceul. Elle se la coule douce l’araignée hein ? Rien
à foutre juste à vous regarder lui tomber dans la gueule.
Marre du web.
Bosser dans une boite qui s’en tape des réseaux sociaux. Voilà ce que je
veux ! Et envoyer chier mon mur, mes « j aime », mes « partage »,
mes « amis » de pacotille, mes perspectives de baise, ma piété virtuelle
qui ramènent plein de fans terrorisés à l’idée de pas partager la parole de Dieu,
et mes illusions de poseur-posteur-penseur drôlet. Un amuseur public tout au plus.
Balayés.
Putain, cette anémone est dégueulasse !
Un pénis sous-marin cadavérique ! Beurk.
Je sais que ça n’est qu’une plante sous-marine ce z….b ( putain !la
honte !je m’autocensure moi-même !) « anémonémique »et
« éosiné » comme un frais circoncis. On en apprend de belles sur le
web ! Ta bite existe en version zigounette de mer .De quoi perpétuer
l’espèce sans ton aide misérable ? Qui a copié qui ?
C’est un truc à publier, ça. Ah,
Non je ne publie rien ! Plus rien, me dis-je sans grande conviction.
Publier pour publier .De l’exhibitionnisme. Regardez-moi.
Quoi ? Je souffre, je ris, je pleure, je fume, je bois, je prie, j ai
envie de baiser. Je triche. Je joue au bon samaritain : le bon petit gars
qui tartine du baume sur le jour des tristounets, des défavorisés et des mal baisées
Ne plus rien publier pour les deux mois à
venir. Me faire oublier ? De qui de quoi ? Je ne sais pas. Des gens …
de moi-même, du clavier, des 12 h quotidiennes.
Je veux lire, des livres.
Je parle à des centaines de
personnes. Des connectées.et des déconnectées ! C’est une avalanche. Un
tsunami d’amis. Je veux la paix.
La paix ?
Je la trouverai dans mon silence, mes silences que je veux
expressifs, mes démons, mes anges…
C est décidé.
Je disparais des griffes venimeuses
de la bête et de sa toile hypnotisante, gluante. Un piège fait de beaux yeux et
de joutes verbales …. Les sirènes d’Ulysse
sont des novices devant les attraits de la bête au fil de soie. Certes, certes,
certes …
Mais marre marre des donneurs de leçons
Les psychologues
te mettent dans la gueule les dangers du face book. Attention petit con, tu n’es qu’un pauvre gars en quête
d’affection, d’amour et de valorisation. On ne te connait pas mais on sait : on t’a étudié en classe
dans le cours « étude de cas. Tu es
un beau spécimen du pauvre abruti à la
recherche de la reconnaissance virtuelle auprès d’autres pauvres bougres en mal
de puissance. Bref tu es l’exemple même du pauvre type faible, désorienté, con et en manque de tout.
OK ! Et VOUS ?
Vous, chers psys,
vous avez votre chère petite page perverse et vaniteuse de connaisseurs de
l’âme humaine à partir de laquelle
vous distillez vos sermons conventionnels et vaguement freudiens. Ça lui
a échappé à Freud, cette-toile là! Mais rassurez-vous, les psys sont là. La relève
est assurée. On ne parlera plus du complexe d’Oedipe ou d’Electre bien évidemment (depuis qu’ils ont
mis ANTIGONE au lycée tout le monde connait
maintenant !) mais on décortiquera plutôt celui du « ajoute- moi », du like et du share. Les parents castrateurs
se sont désormais métamorphosés en amis colporteurs, frustrateurs, moralisateurs, et
parfois même un peu psys sur les bords, au grand dam des fouilleurs de l’âme à la Don Quichotte.
ET ALORS ?
Soyons cons,
vulgaires, obscènes, méchants, voyeurs et exhibitionnistes, journalistes et écrivains en herbe, pédants et importants du dimanche, au vu et au su de tous, sur un mur. Profitons-en. La face bookienne est là. Crachons- lui dessus, vomissons
nos tripes, étalons nos beuveries et nos
trips. Ça nous fera des économies de divans. Sinon pour les snobinards et les douillets, il y a le cabinet et ses 4 murs.
‘Lisez- nous sur
le web et sur nos jolis sites BCBG mais parlez pas entre vous, vous allez nous
mettre au chômage ».
Je mets quoi
comme statut avant de dormir ?
ENCULÉS !
vendredi 19 octobre 2012
Erection crépusculaire et orgasme auditif
Un après- midi gris. Une énième fin d’après midi. Ce moment où ça n’est plus le jour mais pas tout à fait la nuit.
Je ne veux pas l’appeler le crépuscule…belle fin de journée impressionniste sous un ciel rougeoyant sirotant une bière face à la mer avec la cuisse d’une meuf contre la mienne sous une chaleur caniculaire et prenant des photos de nos doigts entrecroisés ! Autrement dit la béatitude simple, bête et conne d’ados qui ne le sont pas vraiment, gorgés d’hormones nouvellement acquises ou en état de décomposition extrême, ce qui leur fait dire des conneries comme amour ou ma vie.
Non, je parle d’une autre mort, celle de ma journée, infructueuse de par la Connerie gratuite de certains. Son non -sens m’excite .Elle me rappelle la nudité dans des films d'action: gratuite, mais néanmoins bandante.
Sauf que l'érection de fin de journée dans ton misérable boui- boui est une manifestation d'optimiste d'un pathétique sans égal. Déprimé, sans amour, sans argent, noyé dans un fauteuil délabré, les fesses ankylosées, tu regardes d’un air stupide ta braguette. Comme une horloge déréglée, l’oiseau sort presque fièrement de son nid, désespérément inutile, et se dresse insolemment pour saluer le coucher du soleil, à nouveau. Et tu te retrouves face au même dilemme quotidien : pisser ou se branler. C'est à peu près le seul moment de la journée où tu as l'impression d'avoir le choix.
« Ecoute Slayer Dittohead et tu vas te calmer après », me souffle un habitué de l’éjaculation auditive.
A part ça ?
Mettre le nez dehors pour l’e-femelle. Encore faut-il être bien sapé sinon vous ne pourrez jamais tirer votre coup.
100 % vrai. Vous ne pouvez pas rester naturel ou naturellement habillé comme un rat et espérer qu’on ait envie de vous.
C’est comme ça que j’ai compris que la mode était l’une des choses les plus importantes dans la vie, tout comme la guerre et l’effondrement de l’ordre économique mondial. Ça signifie que la fashion week est une semaine des plus importantes de l’année. Comme celle du cheval . Alors ok rendez-vous à la fashion week de Casablanca le glaglalaglalalal, et investissez dans le réaménagement de votre sex appeal . Vous aurez une chance de faire un tabac.
100 % vrai. Vous ne pouvez pas rester naturel ou naturellement habillé comme un rat et espérer qu’on ait envie de vous.
C’est comme ça que j’ai compris que la mode était l’une des choses les plus importantes dans la vie, tout comme la guerre et l’effondrement de l’ordre économique mondial. Ça signifie que la fashion week est une semaine des plus importantes de l’année. Comme celle du cheval . Alors ok rendez-vous à la fashion week de Casablanca le glaglalaglalalal, et investissez dans le réaménagement de votre sex appeal . Vous aurez une chance de faire un tabac.
Moi je m'habille comme un réfugié afghan et je déteste ce que je ne peux m’offrir.
En attendant je vais couler un bronze.
mardi 2 octobre 2012
Mangez de la merde,des milliers de mouches ne peuvent pas se tromper
Un autre jour passe.
Le peuple s’attelle avec sérieux à des tâches sans
importance. Je dis bonjour aux gens dans les couloirs et ils me disent bonjour,
eux aussi. Nous rentrons tous chez nous et nous regardons des programmes
insipides à la télé ou un match de foot.
Je m’ennuie.
De nouvelles soldes à Zara et autres
marques de prêt à porter illusoirement chic pour petites bourses
ambitieuses ; conversations futiles. Le soleil se lève puis il se
couche ;, et puis 13 personnes meurent quelque part sur les 446 550
km2 que compte le royaume. Quelqu'un achète
un nouveau gadget et tout le monde s’extasie. La lune change de phase.
Dans d’autres taudis, les téléviseurs diffusent à
plein volume les matchs des championnats espagnols du moment. Le barca
revêt la nationalité marocaine. Ça lui attire le mauvais œil : il
rate son coup et redevient espagnol.
Chaque jour ressemble beaucoup au précédent et au
suivant …Puis les coussins se ternissent et apparaissent alors des traces
d’usure, là où vous avez l’habitude de poser vos fesses anémiques.
Rien de nouveau. Je déprime ? Probablement.
Navrante banalité.
Je m’ennuie.
Une voix me
bouscule. Une toute petite voix, insidieuse qui chuchote comme le souffle d’une
amante qui balbutie des mots charnels et humides.
« -Ton
patron ne t’aime pas. Il te faudra l’admettre. Il ne t’a jamais voulu dans sa
société, il te déteste.
Mais as-tu besoin de
lui ? Vois ! Il te nargue. Le boss, le visage exsangue, couine au
téléphone. Vois ! Il te largue d’une main dédaigneuse ».
Tu
savais qu'en entrant dans son bureau brutalement, qu'en interrompant
sa téléfornication , probablement avec l’une de ses maîtresses, et qu’en jetant
son téléphone portable du 5ème étage, et qu’en l'étranglant avec sa
cravate rose bonbon de pédale refoulée, tu es en train de commettre une
faute gravissime, qui te coûtera ton gagne-pain. Mais ta folie furieuse n’en
a rien à foutre de ton poste ni de ce croûton de pain rance !
Elle te susurre de faire volte face en digne vilain petit canard du
capitalisme. Tu desserres ta prise devant son regard exorbité, ton œil voyeur
au bord de l’éjaculation.
Viré. Dans
un grand ricanement fou.
Et voila retour
à la case départ. Chômage. Puis boulot. Dans une banque bien sûr. Comme un minable.
Je m'ennuie. Avec un grand
E. Un ennui bovarien, au masculin. L’ennui pathologique qui vous
fait grincer des dents. Rien ne m’amuse. Tout me lasse. J’ai vécu à 100 à
l’heure. Rien de plus efficace pour te dégoûter de tout. Chemises
vertes pour les clients en attente de paiement. Mon énième dossier de la
journée. Je tourne les feuilles machinalement tel un automate : trombone,
agrafe, cachet ; post-it, tout y passe. Gestes répétitifs et efficaces. Je
travaille comme je baise, de la même manière probablement, en
suivant un mode opératoire sans surprise… qui finit laborieusement en
levrette.
Enfin dans le stade !, gueulant et
gesticulant. Torse nu. Aisselles touffues. Le visage peinturluré aux couleurs
chéries. Le cerveau embrumé par la fumette. Mais la rage contre le monde et
surtout contre l’équipe adverse. Je casse tout.
Je mets le
feu aux poudres. Je m’égosille : fuck you !fuck fuck fuck you !
Je vais le tuer l’arbitre, fils de pute ! C’est quoi ces joueurs à la
con ! Des marionnettes, des tantouzes ! Et toi putain arrête de
me regarder !! Putain je vais le tuer ce trou du cul. Je lui fous
mon poing dans la figure. Le sang gicle. Je suis invincible. Ma bande me cerne,
me soulève, me protège. En masse on envahit le terrain bière dans une main et
pétard dans l’autre, l’écume à la lèvre. La police nous charge. L’adrénaline
monte, je lance un cri de guerre hystérique, je les nargue, je reçois une
trique dans les côtes, je casse des vitres de voitures et je me tire
dans une galopade collective, presque au bord de l’orgasme. Je rejoins ma bande
de fêtards pétés à bloc. On est en rut.
Je lève les yeux de mon dossier vert. Le dos
courbé, je rentre chez moi regarder le match à la télé. "Mangez de la
merde, des milliers de mouches ne peuvent
pas se tromper !"
Sauf que je ne suis pas une mouche. Et je n ai pas
les moyens de manger de la merde.
Il me faut une secte.
J’opte pour ce que j ai sous la main : un ramassis
de fêtards riches et clubbeurs,"cocainés" jusqu'à la moelle. Leurs
largesses m'envoient au septième ciel. La route file sous nos 200 à l'heure. Le
pied! Je jouis du cerveau. L’extase.
J’en suis à mon énième dossier mais rose cette
fois-ci. Les dossiers virement vers l’étranger. Je ne veux plus penser à rien.
Je veux juste poser ma tête et sourire devant un sit -com dégoulinant d éclats
de rire préfabriqués. Je veux devenir bête et heureux.
Je me tape une gentille branlette.
Je m’ennuie.
jeudi 27 septembre 2012
Hash(kine) ?
Votre rapport à l'argent est un comportement acquis que vous tenez de votre père.S'il était superstitieux concernant l'argent, vous le serez aussi. S'il était économe, alors vous serez économe aussi, vous aussi.
Lire le journal trop attentivement pendant les pauses-cafés incitera votre hiérarchie à douter de votre loyauté. Qui sait pourquoi. Méritez vous une augmentation? Peut être pas. Quoi qu'
Vous méritez la réussite-vous pouvez désormais l'atteindre-et allez vous faire foutre,aussi.Vous méritez la réussite que vous désirez. Vous méritez également le bonheur, le syndrome du côlon irritable, l'épanouissement personnel, une coupe de cheveux pourrie et une profusion de saloperies achetées au Morocco Mall.
Les gens ont commencé à devenir incroyablement gros depuis la démocratisation des fast foods. Coïncidence ?
Avant,je gardais un boulot uniquement jusqu'à ce j' aie tiré à peu près tout ce qu'on pouvait.Après,ça se dégradait.Je me pointais à midi,etje roupillais,j'y allais fort dans mes tentatives pour me faire virer.Quand j'y repense ,je me demande bien pourquoi je ne démissionnais pas, tout simplement?
Avoir trop de temps libre est certainement une fausse bonne nouvelle, vous ne croyez pas?
La plupart d'entre nous ne peuvent pas gérer une vie déstructurée. Une façon intelligente de se faire de l'argent au boulot,c'est de jouer...pariez avec votre patron que vous atteindrez ou dépasserez un objectif! Oh mon Dieu, comme c'est déprimant. On est donc arrivé là? Merci de continuer à tenir.
Prendre sa retraite anticipée est une forme de mort.Ca vous arrive de visionner des vidéos censées dévoiler la clé du succès?
Ne vous êtes-vous jamais assis dans la salle de réception du troisième plus grand hôtel de la ville avec quatre cents personnes portant des chaussures pourries?
Désendettez-vous. Bâtissez une fortune.Gagnez confiance en vous. Décuplez votre estime en soi. Développer des compétences en leadership. Mâchez du chewing-gum . Bouillonnez en maudissant la nature de ne pas vous avoir doté de charisme. Avez vous des capacités mentales cachées ?
Statistiquement, il est bien probable que vos capacités mentales cachées soient des pathologies latentes attendant juste d'éclater: schizophrénie, délire, perte de mémoire ou diverses sous catégories d'autisme.
Les gens qui ont une poignée de main séduisante l'ont vraiment travaillée . Il est possible que ce soit des bons coups,aussi.
Vous êtes jugés en permanence.Ne prenez pas parti. Restez émotionnellement détaché. Ayez une attaque. Dans la plupart des cas, la colère est légitime. Détruisez en secret l'existence de ceux qui vous briment.
Si vous pouvez contrôler vos émotions,il y a de grandes chances que vous n'ayez pas tellement.La peur permet à la nature de s'assurer qu'il n 'y a pas trop de gens qui obtiennent tout ce qu'ils veulent, et par conséquent dépouillent la planète des matières premières trop rapidement.
Les gens qui assistent à des séminaires et en ressortent en pensant qu'ils n'ont plus de peurs sont de vraies plaies.Les séminaristes sont casse-couilles,à la limite c'est toujours plus facile de rejeter la faute sur ses parents,c'est plus facile.
Certaines personnes s'intéressent qu'aux gens qui souffrent.Elles paraissent serviables, mais il y a un nom pour ces personnes: Vampires.
Etes vous accros à l'échec? Oui! Seuls les gens esquintés veulent que des choses bien leur arrivent tout simplement en le s visualisant. Ils veulent des choses sans avoir à en payer le prix, du coup je ne veux rien car je ne visualise rien, mon magnéto cérébral est bousillé.
Les losers attirent les losers,les gens beaux n'aiment coucher qu'avec des gens beaux. Faire semblant d'être passionné par quelque chose qui ne vous passionne pas vraiment est tout bonnement déprimant, et les gens peuvent le sentir à deux km à la ronde.Avoir une famille gentille et aimante pourrait,au final,s'avérer insuffisant. Il faut se rendre à l'évidence. Les gens préféreront toujours être plus riches que baiser plus. Il y a peut être une partie de vous qui a le sentiment que vous ne méritez pas d'avoir de l'argent. LOSER.Certaines personnes deviennent très riches et vous ne leur en voulez pas, tandis que d'autres gagnent ne serait-ce qu'un peu d'argent et, bon sang, ce que vous pouvez les haïr. Si ce n'est pas encore arrivé,ça n'arrivera probablement jamais. Si ce texte vous a mis en colère, il est facile de comprendre pourquoi les pays subissent des révolutions politiques.
Lire le journal trop attentivement pendant les pauses-cafés incitera votre hiérarchie à douter de votre loyauté. Qui sait pourquoi. Méritez vous une augmentation? Peut être pas. Quoi qu'
il en soit, demander une augmentation est déplaisant et intimidant. Votre travail offre-t-il des avantages? les cafés gratuits ne comptent pas. Ni une politique vestimentaire laxiste, ou des horaires flexibles?
Vous méritez la réussite-vous pouvez désormais l'atteindre-et allez vous faire foutre,aussi.Vous méritez la réussite que vous désirez. Vous méritez également le bonheur, le syndrome du côlon irritable, l'épanouissement personnel, une coupe de cheveux pourrie et une profusion de saloperies achetées au Morocco Mall.
Les gens ont commencé à devenir incroyablement gros depuis la démocratisation des fast foods. Coïncidence ?
Avant,je gardais un boulot uniquement jusqu'à ce j' aie tiré à peu près tout ce qu'on pouvait.Après,ça se dégradait.Je me pointais à midi,etje roupillais,j'y allais fort dans mes tentatives pour me faire virer.Quand j'y repense ,je me demande bien pourquoi je ne démissionnais pas, tout simplement?
Avoir trop de temps libre est certainement une fausse bonne nouvelle, vous ne croyez pas?
La plupart d'entre nous ne peuvent pas gérer une vie déstructurée. Une façon intelligente de se faire de l'argent au boulot,c'est de jouer...pariez avec votre patron que vous atteindrez ou dépasserez un objectif! Oh mon Dieu, comme c'est déprimant. On est donc arrivé là? Merci de continuer à tenir.
Prendre sa retraite anticipée est une forme de mort.Ca vous arrive de visionner des vidéos censées dévoiler la clé du succès?
Ne vous êtes-vous jamais assis dans la salle de réception du troisième plus grand hôtel de la ville avec quatre cents personnes portant des chaussures pourries?
Désendettez-vous. Bâtissez une fortune.Gagnez confiance en vous. Décuplez votre estime en soi. Développer des compétences en leadership. Mâchez du chewing-gum . Bouillonnez en maudissant la nature de ne pas vous avoir doté de charisme. Avez vous des capacités mentales cachées ?
Statistiquement, il est bien probable que vos capacités mentales cachées soient des pathologies latentes attendant juste d'éclater: schizophrénie, délire, perte de mémoire ou diverses sous catégories d'autisme.
Les gens qui ont une poignée de main séduisante l'ont vraiment travaillée . Il est possible que ce soit des bons coups,aussi.
Vous êtes jugés en permanence.Ne prenez pas parti. Restez émotionnellement détaché. Ayez une attaque. Dans la plupart des cas, la colère est légitime. Détruisez en secret l'existence de ceux qui vous briment.
Si vous pouvez contrôler vos émotions,il y a de grandes chances que vous n'ayez pas tellement.La peur permet à la nature de s'assurer qu'il n 'y a pas trop de gens qui obtiennent tout ce qu'ils veulent, et par conséquent dépouillent la planète des matières premières trop rapidement.
Les gens qui assistent à des séminaires et en ressortent en pensant qu'ils n'ont plus de peurs sont de vraies plaies.Les séminaristes sont casse-couilles,à la limite c'est toujours plus facile de rejeter la faute sur ses parents,c'est plus facile.
Certaines personnes s'intéressent qu'aux gens qui souffrent.Elles paraissent serviables, mais il y a un nom pour ces personnes: Vampires.
Etes vous accros à l'échec? Oui! Seuls les gens esquintés veulent que des choses bien leur arrivent tout simplement en le s visualisant. Ils veulent des choses sans avoir à en payer le prix, du coup je ne veux rien car je ne visualise rien, mon magnéto cérébral est bousillé.
Les losers attirent les losers,les gens beaux n'aiment coucher qu'avec des gens beaux. Faire semblant d'être passionné par quelque chose qui ne vous passionne pas vraiment est tout bonnement déprimant, et les gens peuvent le sentir à deux km à la ronde.Avoir une famille gentille et aimante pourrait,au final,s'avérer insuffisant. Il faut se rendre à l'évidence. Les gens préféreront toujours être plus riches que baiser plus. Il y a peut être une partie de vous qui a le sentiment que vous ne méritez pas d'avoir de l'argent. LOSER.Certaines personnes deviennent très riches et vous ne leur en voulez pas, tandis que d'autres gagnent ne serait-ce qu'un peu d'argent et, bon sang, ce que vous pouvez les haïr. Si ce n'est pas encore arrivé,ça n'arrivera probablement jamais. Si ce texte vous a mis en colère, il est facile de comprendre pourquoi les pays subissent des révolutions politiques.
dimanche 23 septembre 2012
Si je dirigeais le monde,ça serait tous les jours Jeudi
Lundi ça craint parce que tu es dégoûté de ne pas pouvoir faire la grasse matinée,et c'est aussi le jour où ont lieu 60% des réunions méga-chiantes.Le mardi,ça craint parce que la semaine compte encore quatre jours de travail, tu te détestes et tu détestes le monde parce que tu es coincé, esclave de ton salaire, dans la roue du hamster qu'on appelle la vie.
Le mercredi, c'est pas beaucoup mieux car tu prends conscience vers midi que la semaine de travail est à moitié terminée ,mais le fait que tu envisages ainsi signifie que tu ne vaux ni plus ni moins que la troisième case dans une vieille BD pas drôle,lorsque la personne s’aperçoit qu'elle est une vieille fille grosse et esseulée et que ses cheveux se dressent sur sa tête et qu'elle pousse un cri d'horreur.Le vendredi est une mauvaise journée parce que tu te sens comme un rat qui attend ses granulés, les granulés étant le week-end.Le samedi,ça va,mais tout juste.Et le dimanche,ça ressemble au jour que le temps a oublié,où rien ne se passe et où,paradoxalement tu souhaites le retour du lundi.Donnez moi une semaine de jeudis ,tout le monde est de bonne humeur,les gens font vraiment des trucs,et la perspective du samedi donne de la joie de vivre.
Le mercredi, c'est pas beaucoup mieux car tu prends conscience vers midi que la semaine de travail est à moitié terminée ,mais le fait que tu envisages ainsi signifie que tu ne vaux ni plus ni moins que la troisième case dans une vieille BD pas drôle,lorsque la personne s’aperçoit qu'elle est une vieille fille grosse et esseulée et que ses cheveux se dressent sur sa tête et qu'elle pousse un cri d'horreur.Le vendredi est une mauvaise journée parce que tu te sens comme un rat qui attend ses granulés, les granulés étant le week-end.Le samedi,ça va,mais tout juste.Et le dimanche,ça ressemble au jour que le temps a oublié,où rien ne se passe et où,paradoxalement tu souhaites le retour du lundi.Donnez moi une semaine de jeudis ,tout le monde est de bonne humeur,les gens font vraiment des trucs,et la perspective du samedi donne de la joie de vivre.
jeudi 20 septembre 2012
La fange
On s'ennuie, on déprime, on
est malheureux, les sourires affichés sur nos visages sont devenus si
affligeants.
Le christ a porté sa croix.
A chacun sa croix. Le poids de notre tristesse.
Monde crasseux et misérable. Je ne le
supporte plus, je ne supporte plus mon émergence de la nuit, chaque jour.
J’ouvre les yeux, fatigué d’avoir à affronter un nouveau jour lassant de
redondance, épuisant de monotonie.
Faut que ça change.
Faut que ça change.
Dois-je éduquer les gens qui m'entourent ?
Quelle prétention ! Juste j ai envie de leur dire comment on se fait
enculer matin et soir.
Oui faut que ça change.
Réfléchir me fatigue. Donc je
ne réfléchis plus. Je m'en tape de tout.
J’accepte la défaite. Je rentre dans les rangs. Je
deviens bureaucrate sans bureau et conciliant. Je sens la fadeur m
envahir. Faire le bien ! Je ne sais pas .ça m'apporte quoi? Le bonheur
pour moi est quantifiable. Est-ce que un truc m apporte
une plus-value ou pas. Je ne suis content que quand j ai
de l argent. Ça fait mon bonheur. Le bonheur des autres ne signifie rien pour
moi. Je ne le cherche pas. Il est aliénant. « On est libre quand on a tout
perdu."
5h du mat. Mon insomnie ne me lâche pas. J’ai la
mienne aussi comme un bien, un trophée. Je crois la posséder. Stupide
illusion : c’est elle qui me hante, m’habite et règle ma vie comme du
papier cul. J’essaie regarder un film à la télé, Mauvaise idée. Le
cancre de la classe a réussi, et la première galère,
C est moi tout craché.
J’aurais voulu être un bon gros cancre et puis posséder une voiture, un boulot
et du pouvoir. J’ai toujours été premier on ne me permettait pas autre
chose. Je galère depuis.
Film de merde. Je change de tactique avec mon insomnie. Je plonge dans le monde virtuel de mon téléphone dernier cri. Je suis un chômeur de luxe vous allez me dire. Ouais, quand j’y arrive. Je fais ce que je peux pour ressembler aux cancres. Donc immersion dans un jeu de course de motos, 3 semaines que je l'ai téléchargé. Le principe est de dépasser les voitures à toute vitesse et à chaque nombre de points, tu déverrouilles une nouvelle moto.
Film de merde. Je change de tactique avec mon insomnie. Je plonge dans le monde virtuel de mon téléphone dernier cri. Je suis un chômeur de luxe vous allez me dire. Ouais, quand j’y arrive. Je fais ce que je peux pour ressembler aux cancres. Donc immersion dans un jeu de course de motos, 3 semaines que je l'ai téléchargé. Le principe est de dépasser les voitures à toute vitesse et à chaque nombre de points, tu déverrouilles une nouvelle moto.
Le big challenge est celui de
la moto à 70 000 points, Je bloque toujours à 60 000 points. Mon cœur s’emballe,
je m’emmêle les pinceaux, Mes mains moites s’énervent, et je perds. Voilà, je
viens de développer une phobie. La phobie du chiffre 60 000. Pourtant j ai
compris le principe du jeu. Tiens, pourquoi je ne tenterai pas un truc. Si
chacun de nous jouait a ce jeu et appliquai des principes simples peut être sa vie
serait autre ?
Ce jeu est un microcosme de la vie. On court tous
pour quelque chose. On essaie de rafler des points. Pour obtenir d’autres
points ou un truc, une chose .à partir d’un certain moment du jeu on panique.
On calcule. On hésite. On en a beaucoup
mais pas assez : c est les 70
000 qu’il faut. On risque de tout perdre. On continue. Il faut aller
jusqu'au bout sinon on reste un misérable 60 000 points. Mais c est le
principe : continue. Continue.
i’ll get you, girl. La vie est une salope.
Suis-je
drôle ?
dimanche 16 septembre 2012
J’assure au lit !
J’assure, lui dis-je. Au
lit.J’assure.
Oui, haut et fort.
Et j’assume. J’assume ! Un gros mot
moderne passe- partout. Je ne l’aime pas mais il rend bien des
services. Il y a aussi l’expression ‘ça n’engage que moi’. Je n’aime pas
le chocolat mais ça n’engage que moi. Des conneries.
Donc j’assure au pieu. Ainsi
soit-il.
Comment je le
sais ?
D’abord parce que je ne me suis jamais posé de
questions sur mes mensurations. Enfin presque. Et puis par l’indice irréfutable
d’autosatisfaction. En d’autres termes, je me pose la question à
moi même : c'était bien ? Et mon moi-même me répond : oh
ouiiiiii ! J’ai abouti ! Alors voila,
j ai assuré !
Et l’autre
partie ?
Ben quoi
l’autre partie ? J’assure j’assure. Bon, ok, je fais mon devoir de "préliminarismes" tant bien que mal : je
titille ce qu'il faut titiller,
un petit coup de langue par ci, un pincement de mamelon par là. 5 bonnes et longues minutes de dévouement . Allez
hop ! Faut pas charrier non plus ! Ça devrait suffire pour me
faciliter le travail. Ça passe, comme une lettre à la poste. En principe. Mes coups de boutoirs durent suffisamment
longtemps. Je veille à changer scrupuleusement de position. Au moins 2 fois.
Voila. Alors j'assure j'assure c’est clair.
Et si l’autre partie n’a pas abouti ?
Bof je m’en fiche ! y avait qu'a...Tiens, un conseil
magnanime : l’auto-doigté est un
très bon exercice pour les phalanges ! Point barre. Moi je suis satisfait. Ça me suffit.
C est moche ce que je dis ? Ça n’engage que moi.
Amen.
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