mardi 27 novembre 2012

Ecrire sur quelque chose de positif


J’e n’arrive pas à écrire quoi que ce soit
J'ai laissé libre cours aux mots qui me traversent l'esprit
Ecrire sur quelque chose de positif.
Je vais essayer d’écrire quelque chose de positif.
J’essaie d’écrire sur quelque chose de positif.
Je devrais écrire sur quelque chose de positif au risque de passer pour un type mentalement dérangé.
J’ouvre les portes de mes perceptions, je cherche dans les recoins de mon moi adolescent et satisfait. Je ne trouve qu’un courant d’air et un espace vide avec une pancarte accroché à l’une des parois de ma mémoire, « tu es baisé, fils ! »

Il y a des moments comme ça, des moments qui se répètent et qu'on ne peut plus appeler communément des moments : ils s’étalent sur une éternité.  Psychologues, psychanalystes, amis intelligents et jupons en mal d’intellectualisme appellent  ça  crises existentialistes. Genre pourquoi  j’ai des couilles, un tuyau ( allez allez les psy,  sautez sur l’occasion  pour me dire :   hum hum ,le terme tuyau dénote d’ une libido machiste hydrauphallique  qui sous- entend  des pulsions d’ arrosage en masse ),  et une cervelle dotée d’une barbe. Je suis un cas facile. Frottez-vous les mains.  Je vous offre mon moi sur  un plateau d’orgie.
Dois-je en conclure que  je ne suis pas foutu d’être heureux et satisfait ?
A peine ai-je entamé le chemin de la sérénité qu’un bon samaritain te barre le chemin de l’irréel pour te pourrir la vie avec ses recommandations : quémande une faveur divine ! Comme ça,, au final, tu reproduits le même schéma d’un demandeur de visa. Tu plaques un sourire sur ton cervelet pour forcer l’optimisme mais au fond ton petit doigt te dit que tu es niqué en isocèle ! Et tu l’auras pas ton visa  hexagonale même avec tous les papyrus que tu as pu réunir depuis la nuit des temps. Du grand ours , de l arbre , du feu , du totem jusqu’à la Non-représentation, tu tentes de grappiller de bonnes notes et tu les gribouilles sur tous tes parchemins du bon fils repenti . sauf que tu sais que tu n’a pas choisi tes parents ni la merde dans laquelle ils t’ont projeté.
Mais arrêtons de  farfouiller  dans la métaphysique.Ne dévions pas de notre sujet principal, un sujet joyeux, énumérons les trucs ‘’bons’’ qui me sont arrivés : heu … mon diplôme ?
A vrai dire,  à chaque fois que je secoue ma mémoire, j’ai peur de me chier dessus.  Voilà, les choses sympas m’arrivent rarement, comme un discours royal.  Elles sont là, on fait avec, mais qui  s’en soucie ?  Elles ont le gout de l’obligatoire !
Tout ce qui m’est arrivé de bon dans mes souvenirs auraient dû être meilleur et pas simplement ‘’bon ‘’ !
Ah un éternel insatisfait ! Psy, vous m’adorez ! Encore un os pour vous.

Ps: j'ai illustré ce torchon par ma propre photo parce que je me trouve "classe".

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