dimanche 23 septembre 2012

Si je dirigeais le monde,ça serait tous les jours Jeudi

Lundi ça craint parce que tu es dégoûté de ne pas pouvoir faire la grasse matinée,et c'est aussi le jour où ont lieu 60% des réunions méga-chiantes.Le mardi,ça craint parce que la semaine compte encore quatre jours de travail, tu te détestes et tu détestes le monde parce que tu es coincé, esclave de ton salaire, dans la roue du hamster qu'on appelle la vie.

 Le mercredi, c'est pas beaucoup mieux car tu prends conscience vers midi que la semaine de travail est à moitié terminée ,mais le fait que tu envisages ainsi signifie que tu ne vaux ni plus ni moins que la troisième case dans une vieille BD pas drôle,lorsque la personne s’aperçoit qu'elle est une vieille fille grosse et esseulée et que ses cheveux se dressent sur sa tête et qu'elle pousse un cri d'horreur.Le vendredi est une mauvaise journée parce que tu te sens comme un rat qui attend ses granulés, les granulés étant le week-end.Le samedi,ça va,mais tout juste.Et le dimanche,ça ressemble au jour que le temps a oublié,où rien ne se passe et où,paradoxalement tu souhaites le retour du lundi.Donnez moi une semaine de jeudis ,tout le monde est de bonne humeur,les gens font vraiment des trucs,et la perspective du samedi donne de la joie de vivre.

jeudi 20 septembre 2012


La fange

On s'ennuie, on déprime, on est malheureux, les sourires affichés sur nos visages  sont devenus si affligeants.
Le christ a porté sa croix.  A chacun  sa croix. Le poids de notre tristesse.
 Monde crasseux et misérable.  Je ne le supporte plus,  je ne supporte plus mon émergence de la nuit, chaque jour. J’ouvre les yeux, fatigué d’avoir à affronter un nouveau jour lassant de redondance, épuisant de monotonie.
Faut que ça change.
Dois-je éduquer les gens qui m'entourent ? Quelle prétention !  Juste j ai envie de leur dire comment on se fait enculer matin et soir.
 Oui faut que ça change.
 Réfléchir me fatigue. Donc je ne réfléchis plus. Je m'en tape de tout.
J’accepte la défaite. Je rentre dans les rangs. Je deviens  bureaucrate sans bureau et conciliant. Je sens la fadeur m envahir. Faire le bien ! Je ne sais pas .ça m'apporte quoi? Le bonheur pour moi est quantifiable. Est-ce que un truc m apporte une plus-value ou pas. Je ne  suis content que quand j ai de l argent. Ça fait mon bonheur. Le bonheur des autres ne signifie rien pour moi. Je ne le cherche pas. Il est aliénant. « On est libre quand on a tout perdu."
5h du mat. Mon insomnie ne me lâche pas. J’ai la mienne aussi comme un bien, un trophée. Je crois la posséder. Stupide illusion : c’est elle qui me hante, m’habite et règle ma vie comme du papier cul. J’essaie regarder  un film à la télé, Mauvaise idée. Le cancre de la classe a réussi, et la première galère,
C est moi tout craché. J’aurais voulu être un bon gros cancre et puis posséder une voiture, un boulot et du pouvoir. J’ai toujours été premier  on ne me permettait pas autre chose. Je galère depuis.
Film de merde. Je change de tactique avec mon insomnie. Je plonge dans le monde virtuel de mon téléphone dernier cri.  Je suis un chômeur de luxe  vous allez me dire. Ouais,  quand j’y arrive. Je fais ce que je peux pour ressembler aux cancres. Donc immersion dans un jeu de course de motos,  3 semaines que je l'ai téléchargé.  Le principe est de dépasser les voitures à toute vitesse et à chaque nombre de points,  tu déverrouilles une nouvelle moto.
Le big challenge est celui de la moto à 70 000 points, Je bloque toujours à 60 000 points. Mon cœur s’emballe, je m’emmêle les pinceaux, Mes mains moites s’énervent, et je perds. Voilà, je viens de développer une phobie. La phobie du chiffre 60 000. Pourtant j ai compris le principe du jeu. Tiens, pourquoi je ne tenterai pas un truc. Si chacun de nous jouait a ce jeu et appliquai des principes simples peut être sa vie serait autre ?
 Ce jeu est un microcosme de la vie. On court tous pour quelque chose. On essaie de rafler des points. Pour obtenir d’autres points ou un truc, une chose .à partir d’un certain moment du jeu on panique. On calcule.  On hésite. On en a beaucoup mais pas assez :  c est les 70 000  qu’il faut. On risque de tout perdre. On continue. Il faut aller jusqu'au bout sinon on reste un misérable  60 000 points. Mais c est le principe : continue. Continue.
 i’ll get you, girl. La vie est une salope.
 Suis-je drôle ? 

dimanche 16 septembre 2012




J’assure au lit ! 

J’assure,  lui dis-je. Au lit.J’assure.
Oui, haut et fort.
  Et j’assume. J’assume ! Un gros mot moderne  passe- partout.  Je ne l’aime pas mais il rend bien des services. Il y a aussi l’expression ‘ça  n’engage que moi’. Je n’aime pas le chocolat mais ça n’engage que moi. Des conneries.

Donc j’assure au pieu. Ainsi soit-il.

Comment je le sais ? 
 D’abord parce que je ne me suis jamais posé de questions sur mes mensurations. Enfin presque. Et puis par l’indice irréfutable d’autosatisfaction. En d’autres termes, je me pose la question à moi même :  c'était bien ? Et mon moi-même me répond : oh ouiiiiii ! J’ai abouti ! Alors voila,  j ai assuré !

Et l’autre partie ?
 Ben quoi l’autre partie ? J’assure j’assure. Bon, ok,  je fais mon devoir de "préliminarismes"  tant bien que mal : je  titille  ce qu'il faut titiller,  un petit coup de langue par ci, un pincement de mamelon par là.  5 bonnes et longues minutes de dévouement . Allez hop ! Faut pas charrier non plus ! Ça devrait suffire pour me faciliter le travail.  Ça passe, comme une lettre à la poste.  En principe. Mes coups de boutoirs durent suffisamment longtemps. Je veille à changer scrupuleusement de position. Au moins 2 fois. Voila. Alors j'assure  j'assure c’est clair.

 Et si l’autre partie n’a pas abouti ? 
 Bof je m’en fiche !  y avait qu'a...Tiens, un conseil magnanime : l’auto-doigté  est un très bon exercice pour les phalanges ! Point barre.  Moi je suis satisfait. Ça me suffit.
C est moche ce que je dis ? Ça n’engage que moi.
Amen.

samedi 15 septembre 2012

A propos d’une saucisse au fond de ma gorge…



Bon j’ai joué à un jeu stupide. Quand et comment je vais mourir. Dans très longtemps et étouffé par une  grosse saucisse ! La honte ! Je l’ai balancé sur mon mur . Evidemment bonjour les commentaires lubriques clichés et libidineux comme un testicule nonagénaire.  On peut deviner tout ce que le mot saucisse peut déclencher comme réflexions paillardes d’un ramassis de frustrés. Pas très honorable tout ça.

Décidément les saucisses c est pas mon truc grosses ou petites.  
Les augures facebookiennes ont tout juste ; le jour où j ingurgiterai une saucisse paprika  et perverse sera le dernier jour de ma vie probablement.
 Je n’ai rien contre la merguez , mais loin de mon orifice buccal ou autre d'ailleurs. 
Merde ! je supporte à peine ma propre langue. 
Ce qu’il faut que vous sachiez,  malheureux obsédés,  c’est que , pour moi, même le fameux  appendice féminin source d’extase et de bonheur se doit d’être discret, de se faire tout petit et même tout riquiqui . Gentil et me foutant la paix.  Une masse épaisse et gélatineuse pendouillant lamentablement telle la morve d’un dindon, c est un coup de pied au cul sans états d'âme . 
Bon ,   à la rigueur si elle est trop bonne une excision à la scie sauteuse . 
Alors une saucisse dans la gorge, non, très peu pour moi. A moins d’un chômage longue durée, d’une  famine  sans criquets à griller et d’un un hyper méga tsunami. Dans ce cas,  on m’aura eu à  l’usure .Je ferai avec.  Ça sera un truc genre les survivants. Ils ont bien bouffé des couilles de macchabée chauffées sur un zinc d avion ,les naufragés de l’air cannibales ! Ou c’était de la cervelle ?
 Bon dans ces conditions extrêmes,  je peux bien ingurgiter une grosse saucisse salvatrice  hyper milliardaire.  
Ceci n est pas un appel aux saucisses bande d’enculés ! Mon chômage vient de commencer.


Gribouillages ramadanesques longtemps après le ramadan


J'ai gribouillé ces quelques lignes, J'ignore  pourquoi. J’ignore si elles vont servir à quelque chose.je vous les livres en attendant. En attendant quoi ? Probablement un miracle. Quelle prétention encore une fois ! D’ici à souhaiter l’auréole, il n’y a qu’un pas.

« Eh koya, mon frère, la mosquée, c’est par là ! Au lieu d'aller dormir, viens prier avec tes frères ! Tu seras heureux, peut-être pas dans l'immédiat, c'est trop facile. Et si tu veux continuer ton chemin comme si on n’est pas dans un mois sacré, et bien vas-y !»
Un vas-y lourd de menaces et de promesses de toutes les foudres du ciel.
Je suis perplexe.
Je ne sais pas quoi faire.
Je fais comme si de rien n'était, Je descends la route,  une horde de fidèles à l'étroit devant la porte de la mosquée tous vêtus de djellaba et arborant une barbe nouvellement cultivé,  La barbe, ça a commencé avec les préparatifs du sfouf.
Ma gorge se noue, je suis en  détresse. Ils ne me détestent pas, du moins logiquement. C’est juste qu’Ils souhaitent me faire la morale annuelle du Ramadan.
Je sais.
Je vais chez le coiffeur. J’en ressors imberbe .Je dirais que c est un accident de parcours.
Il faut que je trouve un boulot.

jeudi 13 septembre 2012


De bon matin

LUI : Insomnie. J’ai des rêves, le premier c'est de pouvoir dire à mes parents que 26 ans avant, ils ont enfanté un âne. 
 ELLE : J’ai le même rêve. Au féminin.

LUI : Âne, ânesse. Est-ce un crime? Ne bénéficie-t-on pas de circonstances atténuantes?  A-t-on choisi notre bêtise? Ou notre naissance ? On n’a pas demandé à être là !

ELLE : On n'a pas demandé non plus à être naïf, crédule, tolérant, généreux, gentil, altruiste, modeste,  sensible!  Si  être un âne ou une ânesse c est tout cela je veux bien rester bête toute ma vie et tant pis pour moi. je laisse aux autres le soin d être intelligent et clairvoyant  , incrédule et rusé,  pragmatique et égoïste, prévoyant mais prévisible, les pieds sur terre mais mercantiliste , conforme au modèle parental, social, religieux   pour faire bien , et surtout intello comme il se doit parlant politique et technologie,  un modèle d 'humain quoi !. Mais Un humain modèle ? 

LUI : j ai des rêves,  être moi-même. Enfin.
Journée de canicule ... plage ? Piscine ? 

ELLE : Le bar . .tu viens ?


samedi 11 août 2012

Entretien téléphonique


Hey innommables créatures, j ai passé un entretien d’embauche téléphonique.
j’avais disséminé mon cv un peu partout, comme une semence inutile un soir de grande solitude. Résultat : une voix au bout d un fil que la technologie a fait disparaître. Elle m'offre pompeusement un barbarisme : un poste d’ingénieur commercial. Ok. Je m’enquière de ce que signifie ce  truc bâtard. Un avorton de boulot. Une sorte de monstre hybride sans queue ni tête. ou plutôt  une chose dont la tête et la queue se confondent, une larve rampante et baveuse suppliant  pour que quelques débiles  acquièrent un produit auquel ils comprennent que dalle,  et que, de surcroit, il va falloir transformer en lumières en quelques tours de câbles réseautiques .

Merci.  Je vais me griller allègrement.  On m’espère une  valeur ajoutée. Je n’aime pas qu’on me traite de pétasse. Non monsieur je n’apporterai aucune valeur ajoutée a votre respectables entreprise. Patiemment on tente de m’extirper des motivations surréalistes et hypocrites. L’argent, monsieur, l’argent sonnant et trébuchant comme mes réponses suicidaires. . Pourquoi ? y a-t-il autre chose de motivant dans la vente de matériel réseau ? Bon s’ils ont des filles bandantes à la rigueur. Mais vu que déjà au téléphone ils ont un balai  dans le cul : j’imagine le reste : femmes à barbe et hommes voilés. Des cracs en docilité bureaucratique.
On m a pas rappelé.