Marre du web
Un leit motiv d’une banalité misérable !
Certes, mais il n’en reste pas moins vrai que trop d’amour tue l’amour. Le web,
à force de l’aimer, j’en ai marre. Pas si bête que ça la chanson pop de Najat Atabou,
littéralement : « même si je suis venue, j’en ai
marre ! ». Et bien moi aussi Veni, Vidi même ! Mais là, ras le bol. Je crois.
Trop de gens. L’image
explose ! Le virtuel dépasse le réel ; ironie du sort ; tu te
crois moins seul mais tu es lamentablement seul ! Des fantômes t’entourent. Tes semblables. Des errants. Des insectes qui
tissent leur propre linceul. Elle se la coule douce l’araignée hein ? Rien
à foutre juste à vous regarder lui tomber dans la gueule.
Marre du web.
Bosser dans une boite qui s’en tape des réseaux sociaux. Voilà ce que je
veux ! Et envoyer chier mon mur, mes « j aime », mes « partage »,
mes « amis » de pacotille, mes perspectives de baise, ma piété virtuelle
qui ramènent plein de fans terrorisés à l’idée de pas partager la parole de Dieu,
et mes illusions de poseur-posteur-penseur drôlet. Un amuseur public tout au plus.
Balayés.
Putain, cette anémone est dégueulasse !
Un pénis sous-marin cadavérique ! Beurk.
Je sais que ça n’est qu’une plante sous-marine ce z….b ( putain !la
honte !je m’autocensure moi-même !) « anémonémique »et
« éosiné » comme un frais circoncis. On en apprend de belles sur le
web ! Ta bite existe en version zigounette de mer .De quoi perpétuer
l’espèce sans ton aide misérable ? Qui a copié qui ?
C’est un truc à publier, ça. Ah,
Non je ne publie rien ! Plus rien, me dis-je sans grande conviction.
Publier pour publier .De l’exhibitionnisme. Regardez-moi.
Quoi ? Je souffre, je ris, je pleure, je fume, je bois, je prie, j ai
envie de baiser. Je triche. Je joue au bon samaritain : le bon petit gars
qui tartine du baume sur le jour des tristounets, des défavorisés et des mal baisées
Ne plus rien publier pour les deux mois à
venir. Me faire oublier ? De qui de quoi ? Je ne sais pas. Des gens …
de moi-même, du clavier, des 12 h quotidiennes.
Je veux lire, des livres.
Je parle à des centaines de
personnes. Des connectées.et des déconnectées ! C’est une avalanche. Un
tsunami d’amis. Je veux la paix.
La paix ?
Je la trouverai dans mon silence, mes silences que je veux
expressifs, mes démons, mes anges…
C est décidé.
Je disparais des griffes venimeuses
de la bête et de sa toile hypnotisante, gluante. Un piège fait de beaux yeux et
de joutes verbales …. Les sirènes d’Ulysse
sont des novices devant les attraits de la bête au fil de soie. Certes, certes,
certes …
Mais marre marre des donneurs de leçons
Les psychologues
te mettent dans la gueule les dangers du face book. Attention petit con, tu n’es qu’un pauvre gars en quête
d’affection, d’amour et de valorisation. On ne te connait pas mais on sait : on t’a étudié en classe
dans le cours « étude de cas. Tu es
un beau spécimen du pauvre abruti à la
recherche de la reconnaissance virtuelle auprès d’autres pauvres bougres en mal
de puissance. Bref tu es l’exemple même du pauvre type faible, désorienté, con et en manque de tout.
OK ! Et VOUS ?
Vous, chers psys,
vous avez votre chère petite page perverse et vaniteuse de connaisseurs de
l’âme humaine à partir de laquelle
vous distillez vos sermons conventionnels et vaguement freudiens. Ça lui
a échappé à Freud, cette-toile là! Mais rassurez-vous, les psys sont là. La relève
est assurée. On ne parlera plus du complexe d’Oedipe ou d’Electre bien évidemment (depuis qu’ils ont
mis ANTIGONE au lycée tout le monde connait
maintenant !) mais on décortiquera plutôt celui du « ajoute- moi », du like et du share. Les parents castrateurs
se sont désormais métamorphosés en amis colporteurs, frustrateurs, moralisateurs, et
parfois même un peu psys sur les bords, au grand dam des fouilleurs de l’âme à la Don Quichotte.
ET ALORS ?
Soyons cons,
vulgaires, obscènes, méchants, voyeurs et exhibitionnistes, journalistes et écrivains en herbe, pédants et importants du dimanche, au vu et au su de tous, sur un mur. Profitons-en. La face bookienne est là. Crachons- lui dessus, vomissons
nos tripes, étalons nos beuveries et nos
trips. Ça nous fera des économies de divans. Sinon pour les snobinards et les douillets, il y a le cabinet et ses 4 murs.
‘Lisez- nous sur
le web et sur nos jolis sites BCBG mais parlez pas entre vous, vous allez nous
mettre au chômage ».
Je mets quoi
comme statut avant de dormir ?
ENCULÉS !




