J’e n’arrive pas à écrire quoi
que ce soit
J'ai laissé libre cours aux
mots qui me traversent l'esprit
Ecrire sur quelque chose de
positif.
Je vais essayer d’écrire
quelque chose de positif.
J’essaie d’écrire sur quelque
chose de positif.
Je devrais écrire sur quelque
chose de positif au risque de passer pour un type mentalement dérangé.
J’ouvre les portes de mes
perceptions, je cherche dans les recoins de mon moi adolescent et satisfait. Je
ne trouve qu’un courant d’air et un espace vide avec une pancarte accroché à
l’une des parois de ma mémoire, « tu es baisé, fils ! »
Il y a des moments comme ça,
des moments qui se répètent et qu'on ne peut plus appeler communément des
moments : ils s’étalent sur une éternité. Psychologues, psychanalystes, amis
intelligents et jupons en mal d’intellectualisme appellent ça crises existentialistes. Genre pourquoi
j’ai des couilles, un tuyau ( allez allez les psy, sautez sur l’occasion pour me dire : hum hum ,le terme
tuyau dénote d’ une libido machiste hydrauphallique qui sous- entend des pulsions d’ arrosage en masse ), et une cervelle dotée d’une barbe. Je suis un
cas facile. Frottez-vous les mains. Je
vous offre mon moi sur un plateau
d’orgie.
Dois-je en conclure que je ne suis pas foutu d’être heureux et
satisfait ?
A peine ai-je entamé le chemin
de la sérénité qu’un bon samaritain te barre le chemin de l’irréel pour te
pourrir la vie avec ses recommandations : quémande une faveur divine !
Comme ça,, au final, tu reproduits le même schéma d’un demandeur de visa. Tu
plaques un sourire sur ton cervelet pour forcer l’optimisme mais au fond ton
petit doigt te dit que tu es niqué en isocèle ! Et tu l’auras pas ton visa
hexagonale même avec tous les papyrus
que tu as pu réunir depuis la nuit des temps. Du grand ours , de l arbre , du
feu , du totem jusqu’à la Non-représentation, tu tentes de grappiller de bonnes
notes et tu les gribouilles sur tous tes parchemins du bon fils repenti . sauf
que tu sais que tu n’a pas choisi tes parents ni la merde dans laquelle ils
t’ont projeté.
Mais arrêtons de farfouiller dans la métaphysique.Ne dévions pas de notre
sujet principal, un sujet joyeux, énumérons les trucs ‘’bons’’ qui me sont
arrivés : heu … mon diplôme ?
A vrai dire, à chaque fois que je secoue ma mémoire, j’ai
peur de me chier dessus. Voilà, les
choses sympas m’arrivent rarement, comme un discours royal. Elles sont là, on fait avec, mais qui s’en soucie ? Elles ont le gout de l’obligatoire !
Tout ce qui m’est arrivé de
bon dans mes souvenirs auraient dû être meilleur et pas simplement
‘’bon ‘’ !
Ah un éternel
insatisfait ! Psy, vous m’adorez ! Encore un os pour vous.
Ps: j'ai illustré ce torchon par ma propre photo parce que je me trouve "classe".








