Gribouillages ramadanesques
longtemps après le ramadan
J'ai gribouillé ces quelques lignes, J'ignore pourquoi. J’ignore si elles vont servir à
quelque chose.je vous les livres en attendant. En attendant quoi ?
Probablement un miracle. Quelle prétention encore une fois ! D’ici à souhaiter l’auréole,
il n’y a qu’un pas.
« Eh koya, mon frère, la mosquée,
c’est par là ! Au lieu d'aller dormir, viens prier avec tes frères !
Tu seras heureux, peut-être pas dans l'immédiat, c'est trop facile. Et si tu
veux continuer ton chemin comme si on n’est pas dans un mois sacré, et bien vas-y !»
Un vas-y lourd de menaces et
de promesses de toutes les foudres du ciel.
Je suis perplexe.
Je ne sais pas quoi faire.
Je fais comme si de rien n'était, Je descends la
route, une horde de fidèles à l'étroit
devant la porte de la mosquée tous vêtus de djellaba et arborant
une barbe nouvellement cultivé, La
barbe, ça a commencé avec les préparatifs du sfouf.
Ma gorge se noue, je suis en détresse. Ils ne
me détestent pas, du moins logiquement. C’est juste qu’Ils souhaitent
me faire la morale annuelle du Ramadan.
Je sais.
Je vais chez le coiffeur. J’en ressors imberbe .Je
dirais que c est un accident de parcours.
Il faut que je trouve un boulot.

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