Des rangées et des rangées de femmes silencieuses.
Des cafés entiers remplis de femmes. Des femmes noires, des femmes blanches, des femmes
capuccino, des femmes à hommes, des femmes à mômes, des femmes à femmes, toutes accrochées
là, enracinées, des poitrines opulentes exposées, des poignées d’amour suggestives, des jambes
croisées haut, des culs en relief, des regards prometteurs …Des centaines de filles, en rangées,
innombrables.
Tout ce joli petit monde se défonce et moi avec…
Marrakech n’a rien de commun avec les autres villes du pays, les filles sont libérées, indépendantes
et débordent d’idées nouvelles. Elles utilisent des mots genre, hbiba, loghzal, beau gosse, lfen
même si tu ressembles plus à un thon qu’à autre chose. Elles sont belles, et apparemment elles font
toutes la même chose à savoir le stylisme et le mannequinat.
« Car, comment diable un être censé peut -il apprécier d’être réveillé à 6h du matin, s’habiller, chier,
pisser, ingurgiter un petit déjeuner la plupart du temps infect, se brosser les cheveux, se brosser les
dents, haleter pour rejoindre un endroit où il fait gagner du fric à un connard , libidineux de toute
façon , qui lui demande toujours de dire merci pour la chance qu’il a ! Et pour deux réals, hbiba !»
Je vous comprends les filles, je vous comprends et je vous aime comme vous êtes…et je ne raconterai
pas combien je vous ai aimé il n’y a pas si longtemps parce que je ne saurais parler de sexe sans être
vulgaire.
Un autre jour peut-être, un jour de beuverie…




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